Aulas préside le conseil… et amuse la galerieJean-Michel Aulas avait prévenu avant de faire sa première entrée dans l'hémicycle de l’hôtel de ville de Lyon : «
Cet exercice est nouveau pour moi, comme pour d’autres membres de Cœur lyonnais d’ailleurs. » En sa qualité de doyen, c’est lui qui a présidé le conseil d’installation avant de remettre l’écharpe de maire à Grégory Doucet. L’exercice a été pour le moins laborieux, « JMA » fourchant sur de nombreux noms d’élus au moment de la nomination… dont des membres de Cœur lyonnais. Une prestation qui n’a pas manqué de gagner les rires et les applaudissements des Lyonnais venus voir la retransmission dans une salle de l’hôtel de ville.
La régie publique en eaux troublesAlors que la campagne électorale touchait au but, l’avenir de la régie publique de l’eau s’était invité dans le débat. Comme l’avait révélé
L’Arrière-Cour,
une note interne de Veolia remettant en cause la gestion de la régie publique de l’eau avait circulé dans les rangs de Grand Cœur lyonnais qui, dans le même temps, promettait la mise en place d’un audit de ce service public. Le groupe mené par Véronique Sarselli étant maintenant majoritaire au conseil métropolitain,
quid de la régie publique ? Stop ou encore ?
S’il est trop tôt pour le dire, quelques signaux ont déjà été lancés. Dans son discours d’investiture, Véronique Sarselli a bien mentionné un futur audit, mais pour la Métropole, rien concernant la régie publique de l’eau. Côté délégations, c’est Laurence Croizier, ancienne élue d’opposition et membre du conseil d’administration d’Eau du Grand Lyon, qui récupère la vice-présidence « déléguée à l’eau et l’assainissement, à la qualité environnementale et aux fleuves Rhône-Saône ». Elle se retrouve en 24
e position… sur 25.
Précédemment 14
e vice-présidente chargée « du cycle de l’eau », l’Écologiste Anne Grosperrin ne voit pas ces changements d’un bon œil : «
Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais ce changement de nom et ce recul ne sont pas anodins. Par exemple, si nous avions été élus, nous aurions au contraire remonté cette délégation, car c’est l’une des grandes avancées de notre mandat. » L’ancienne présidente d’Eau du Grand Lyon tempère néanmoins : «
Même si nous étions en désaccord politiquement, Laurence Croizier a toujours eu des interventions constructives lors des conseils d’administration. Je pense qu’elle saura être objective. » Le verre (d’eau) à moitié plein ?
Le jeu des chaises musicales à la Région profite à… une ancienne candidate de ReconquêteLes dernières élections municipales et métropolitaines ont tout chamboulé… au conseil régional. Pas moins de quatre membres de Cœur lyonnais sont concernés par la loi sur le cumul des mandats, qui interdit aux élus locaux d’être titulaires de plus de deux mandats. Jérémie Bréaud, Pierre Oliver, Laurence Fautra et Jérôme Moroge devront donc choisir entre siéger au conseil municipal, au conseil métropolitain et au conseil régional. Étant tous maires et vice-présidents de la Métropole, ils devraient donc abandonner leur siège régional.
Des démissions qui devraient profiter notamment à Florence Darbon. Maire adjointe du 6
e arrondissement entre 2014 et 2020, elle était en 20
e position sur la liste Les Républicains des dernières élections régionales. Surtout, elle a, depuis, fait un passage éclair chez Reconquête, pour qui elle a été candidate aux élections législatives de 2022.
Les recours d’Aulas (et Roman Abreu) ne font pas l’unanimitéLe dépôt de deux recours annoncé par Jean-Michel Aulas, juste après les résultats du second tour, peine à convaincre… même dans son propre camp. «
Ce recours ne tiendra jamais », commente un élu Les Républicains, qui ne se prive pas, au passage, de tacler Roman Abreu, cofondateur de l’agence de communication « 2017 », qui a piloté la campagne de « JMA » : «
Il n’y a que quelqu’un comme Abreu pour avoir une idée aussi saugrenue. Ce mec est cinglé. »