À Lyon, la communauté hongroise célèbre des élections historiques

14 avril 2026
7 min de lecture

Chaque semaine, Hugo Bachelet et Romain Zanol vous donnent rendez-vous pour des enquêtes, des infos exclusives et des entretiens dédiés à la scène politique lyonnaise. Cet épisode est inclus dans un abonnement à prix libre, nous vous invitons à nous soutenir pour que notre travail puisse continuer à faire vivre le débat démocratique. Au menu cette semaine : Aulas refait le match… et découvre la presse locale, pendant que son discours au premier conseil municipal ne fait pas l’unanimité et que Fabrice Pannekoucke se paie Grégory Doucet. Cette semaine, L’Arrière-Cour a suivi la communauté hongroise de Lyon et de la région pour le scrutin historique qui a vu chuter Viktor Orbán aux élections législatives.

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Aulas, mission rayonnement

Candidat malheureux dans la course à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas peut se consoler en héritant à la Métropole d’une délégation à l’intitulé ronflant : il est en effet nommé « premier vice-président délégué au rayonnement et aux partenariats métropolitains, à l’innovation et aux grands projets ».

Pannekoucke met une boîte à Doucet

Le 1er avril, à l’occasion de son entrevue avec Véronique Sarselli, Grégory Doucet s’est positionné pour accueillir les épreuves sur glace des JO d’hiver 2030 dans les Alpes. Une déclaration complétée par le cabinet de l’édile, qui assure que cette candidature sera portée conjointement avec la Métropole – ce que dément l’entourage de Véronique Sarselli.

Cette initiative du maire de Lyon n’est pas du goût de Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. « Sans nous consulter, Monsieur Doucet sort du bois. C’est une approche de coucou », a-t-il vilipendé. Tout comme la Métropole l’a rappelé, Pannekoucke assure que les épreuves sur glace restent la chasse gardée de la région PACA, même s’il se dit ouvert à étudier le dossier « en cas de besoin ».

Du côté de l’équipe de communication du maire de Lyon, on met les choses au clair : « Il n’y a pas la volonté de doubler la Ville de Nice ou la région PACA. Grégory Doucet proposait seulement d'accueillir ces épreuves car il existe, à Lyon et sa métropole, les infrastructures existantes », précise-t-elle auprès de L'Arrière-Cour.

Pas un échec, ça n’a juste pas marché

Jean-Michel Aulas a visiblement été piqué par le documentaire de France 3 et son titre, « Un match de trop ? », diffusé le 9 avril dernier. Sur LinkedIn, le désormais vice-président de la Métropole, mouché, se félicite « d’une victoire de plus » et regrette « les procès d’intention a posteriori ». Sa campagne n’est pas un échec… Elle n’a juste pas marché.

Le film se montre pourtant bien tendre avec Aulas, en omettant d’évoquer, pêle-mêle, le tri de la presse, les fake news à gogo sur les réseaux sociaux, ou encore les tracts reprenant la charte graphique de l’Affiche rouge, du nom de l’affiche anticommuniste et antisémite massivement placardée par les nazis en 1944.

Valentin Lungenstrass, fraîchement nommé deuxième adjoint aux finances, s’amuse auprès de L’Arrière-Cour de ce refus de s’avouer vaincu : « Évidemment, il peut dire qu’il a tiré son épingle du jeu. Mais se planter alors que les sondages vous donnaient 24 points d'avance… C’est un échec. »

Aulas a « sous-estimé l’importance des médias locaux »

Dans le même documentaire, on surprend Jean-Michel Aulas tenter d’expliquer les mauvais résultats du premier tour : « On a peut-être sous-estimé l’importance des médias locaux… » Sous-estimé ? Après avoir tenu à l’écart quelque trois médias indépendants et deux correspondants locaux pendant plus d’un tiers de la campagne, peut-on parler de doux euphémisme ?

Un discours qui a fait parler

« Monsieur Doucet, vous mentiriez si vous disiez que vous vous imaginiez à cette place, et moi à la mienne. » La prise de parole offensive de Jean-Michel Aulas lors du premier conseil municipal a particulièrement agacé les Écologistes. Pour Valentin Lungenstrass, le discours du premier vice-président de la Métropole « ne rentrait pas dans les pratiques républicaines. La tradition veut que l’on félicite la personne élue et que l’on reconnaisse sa défaite. On peut également mentionner les points sur lesquels on veut être vigilants tout au long du mandat, mais on se doit de le faire avec tact… » Un élu de l’union de la gauche et des Écologistes à la Métropole, croisé dans les couloirs de l’hôtel de ville, ne s’est, lui, pas embêté avec le tact : « C’est un con ! », a-t-il lâché à L’Arrière-Cour.
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Alors qu’avaient lieu ce dimanche les élections législatives en Hongrie, L’Arrière-Cour est allé voter avec les Hongrois expatriés à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes. La participation historique lors du scrutin a finalement mis fin à 16 ans de règne du Premier ministre ultraconservateur Viktor Orbán.

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