


Chaque semaine, Hugo Bachelet et Romain Zanol vous donnent rendez-vous pour des enquêtes, des infos exclusives et des entretiens dédiés à la scène politique lyonnaise. Cet épisode est inclus dans un abonnement à prix libre, nous vous invitons à nous soutenir pour que notre travail puisse continuer à faire vivre le débat démocratique. Au menu cette semaine : La baignade dans la darse de Confluence ne convainc pas Pierre Oliver, tandis que les présidents des bailleurs sociaux publics sont désormais connus. Sans oublier l’enquête politique de la semaine : à la suite de désaccords sur l’organisation, il y aura deux prides à Lyon, une le 27 juin, l’autre le 11 juillet. Un imbroglio qui révèle des fractures plus profondes au sein du militantisme queer lyonnais.


La 30e pride de Lyon se déroulera cette année en deux temps, les 27 juin et 11 juillet prochains. Si cette division prend racine dans des désaccords au niveau de l’organisation entre le Centre LGBTI+ de Lyon et le Collectif Fiertés en Lutte (CFL), elle révèle surtout des fractures plus profondes au sein du militantisme queer lyonnais.
« Ça aurait été génial de fêter les 30 ans de la pride en un seul événement, mais grâce à ces deux dates, on sera deux fois plus visibles », concède Sandra Tardieu. Le ressenti de cette ancienne militante, qui a participé à l’organisation de la toute première pride lyonnaise en 1996, traduit une ambivalence dans la communauté queer à l’approche du Mois des fiertés.
En effet, cette année, la pride de Lyon défilera en deux dates : une première marche aura lieu le 27 juin, portée par le Collectif Fiertés en Lutte (CFL), organisateur de la pride depuis 2019, tandis qu’une seconde se tiendra le 11 juillet sous l’impulsion du Centre LGBTI+ de Lyon. Votée lors d’un conseil d’administration du Centre, dont fait partie le CFL, cette décision a été prise après plusieurs mois de désaccords entre les associations organisatrices.
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