Le métro E et le méga-tunnel portés disparusLors du conseil métropolitain de ce lundi 22 juin, les élus devront voter une délibération intitulée « Délibération cadre pour rééquilibrer les mobilités et restaurer le partage de l'espace public ». En d’autres termes, les bases d’un nouveau plan d’action défini par le nouvel exécutif concernant les mobilités dans la métropole de Lyon.
Si le plan d’action parle d’une «
étude opérationnelle des conditions d’ajustement de la zone à trafic limité de la Presqu’île, des conditions de réouverture de la rue Grenette » ou encore de «
la mise en place de la Police métropolitaine des transports » – des sujets abordés dans le programme de Grand Cœur lyonnais lors de la campagne –, d’autres grands projets défendus ne semblent pas d’actualité, par exemple le métro E et le méga-tunnel. Des absences que n’a pas manqué de relever Bruno Bernard, lors d’une conférence de presse le 19 juin, qualifiant cette délibération de «
projet anti-Lyon ».
Audit à découvrirLe conseil métropolitain de ce 22 juin sera également l’occasion de découvrir le contenu du fameux audit de la collectivité commandé en début de mandat par Véronique Sarselli, dont
Mediacités avait révélé qu’il serait réalisé par le cabinet Ernst & Young pour un coût approximatif de 70.000 euros.
Si Véronique Sarselli a sûrement déjà pris connaissance de ses conclusions, ce sera une découverte pour le public comme pour les élus d’opposition, et notamment la précédente majorité, qui ne s’est pas vu présenter le rapport en commission préalable : «
Je pense qu’en 10 ans, c’est une première qu’un document soit présenté en conseil sans avoir été vu en commission avant », s’est étonné Bruno Bernard lors de sa conférence de presse du 19 juin.
Les commissions éclair de la MétropoleLe changement d’exécutif se fait ressentir en profondeur à la Métropole de Lyon. Après notamment
un dernier conseil métropolitain des plus expéditifs, les commissions thématiques auxquelles participent les élus, en amont du conseil, semblent suivre la même tendance. «
Le changement de méthode est frappant »
, déplore Renaud Payre, coprésident du groupe écologiste à la Métro, auprès de
L’Arrière-Cour. «
Avant, les commissions logement pouvaient durer une matinée. La dernière à laquelle j’ai participé a duré 22 minutes.
Il n’y a plus d’explications des délibérations, plus de débats, on doit se battre pour qu’ils donnent le nom complet des dénominations. »
Une méthode visiblement proche du fonctionnement du Conseil régional. «
Véronique Sarselli parlait de 100 jours pour marquer la rupture : la rupture avec nous, cela ne fait aucun doute ; celle avec Laurent Wauquiez, beaucoup moins », ironise Renaud Payre.
Flair et visionLes réseaux sociaux résistent mal à l'épreuve du temps. Dernier exemple en date sur le compte Instagram de Jean-Stéphane Chaillet, fraîchement candidat aux élections sénatoriales et 1
er adjoint dans le 2
e arrondissement. Le 23 janvier dernier, l’élu publiait sur son compte Insta une photo de Jean-Michel Aulas, alors candidat aux élections municipales, dont la légende louait «
l’âge mûr » et «
l’expérience » de l’ancien patron de l’OL, «
qui affine le jugement ».
Un post qui semble avoir mal vieilli au regard des récents événements, avec un « JMA » accusé d’avoir passé sous silence l’accusation de viol visant son directeur de campagne, Roman Abreu. Visiblement, l’expérience n’aura pas suffi à l’homme d'affaires pour faire «
les choix les plus justes (...), ceux qui durent, et qui rassemblent », comme l’écrivait Jean-Stéphane Chaillet sur Instagram. Auprès de
L’Arrière-Cour, l'élu plaide le droit de «
soutenir le leader d’une liste mais de s’en détacher après certaines actions ».
Mathilde Murcuillat