Hélène Geoffroy dans son élément Après avoir échoué à se faire réélire à la mairie de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy (Parti socialiste) s’est trouvé un point de chute. En effet, l’ancienne maire vaudaise a été désignée tête de liste par le bureau national du PS en vue des prochaines sénatoriales. Un procédé surprenant, comme nous l’explique la députée socialiste Sandrine Runel, qui brigue aussi le poste : «
Pour chacune des fédérations, les militants votent pour élire la tête de liste qui se présente aux sénatoriales. Or, le Rhône est la seule pour laquelle le bureau national a désigné une candidate. À titre personnel, j’étais prête à me soumettre au vote des militants. »
Une décision qui déplaît fortement à gauche, à commencer par les Jeunes Socialistes du Rhône, qui se sont fendus d’un communiqué : «
Les votes militants ne servent pas à légitimer des décisions déjà prises, ils servent à décider. » Ils demandent ainsi de recourir à un vote pour désigner la tête de liste, comme c’est le cas pour les autres fédérations.
Cette nomination agace également les partenaires politiques avec lesquels le PS entend faire liste commune, notamment les Écologistes et L’Après, pour qui la position farouchement hostile à LFI d’Hélène Geoffroy a une part de responsabilité dans la perte de la Métropole. «
Il faut dire qu’Hélène Geoffroy serait bien à sa place au Sénat… avec les gens de droite ! », tacle, amer, un élu en bonne place chez les Écologistes, auprès de
L’Arrière-Cour.Anaïs Belouassa-Cherifi recalée à l’entréeLe 23 juin a eu lieu la cérémonie de panthéonisation de l’historien et résistant lyonnais Marc Bloch. Lors de la cérémonie, plusieurs personnalités bien connues de la vie politique lyonnaise ont été conviées par le protocole de l’Élysée. Parmi elles figuraient Grégory Doucet, le maire de Lyon, ou encore les députés Boris Tavernier, Marie-Charlotte Garin (Les Écologistes), Sandrine Runel (Parti socialiste) et Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise).
Pourtant, la députée LFI a dû batailler pour se faire inviter. Jusqu'à la veille, lundi en fin de journée, celle-ci n’avait toujours pas reçu son carton d’invitation. «
J’ai essayé d’appeler le protocole de l’Élysée et ils m’ont dit que c’était en raison de mon étiquette politique », relate-t-elle à
L’Arrière-Cour.
Finalement, après plusieurs allers et retours avec l’Élysée, l’ancienne candidate aux municipales s’est vu remettre un faire-part. Interrogé, le protocole de l’Élysée n’a pas répondu à nos questions.
Point règlement : comment Sarselli peut-elle se débarrasser d’Aulas ? À la suite des révélations sur l’« affaire Abreu », dont
L’Arrière-Cour avait fait un résumé dans sa
newsletter du 15 juin, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole, avait tranché en mettant en retrait Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton. Ces derniers ont vu leurs délégations de vice-présidents suspendues. Depuis, la question se pose : la présidente peut-elle définitivement déchoir les trois vice-présidents afin d’en nommer de nouveaux ?
Sur cette question, le règlement de la Métropole est très spécifique et ne ressemble en rien au fonctionnement des autres collectivités. À titre d’exemple, le maire de Lyon peut retirer ses délégations à un adjoint, puis soumettre le retrait du poste d’adjoint à un vote par le conseil municipal. Du côté de la Métropole, ce procédé est impossible. Il existe toutefois deux cas de figure pour changer l'exécutif.
Le premier : Véronique Sarselli démissionne, ce qui entraîne automatiquement la démission de tous les vice-présidents. Le conseil métropolitain procède alors à deux nouveaux votes : pour la présidence de la Métropole, puis pour une nouvelle liste de vice-présidents.
Le second : provoquer la réélection de la commission permanente. Si un élu Grand Cœur lyonnais démissionne de ladite commission et qu’au moins deux candidats Grand Cœur lyonnais se présentent pour prendre cette place, cela entraîne une nouvelle élection pour la commission permanente ainsi que la réélection de tous les vice-présidents, ceux-ci devant obligatoirement être membres de la commission permanente.
Dans les deux cas, il faut en passer par un vote et donc le risque d’étaler les divisions d’une majorité que l’affaire a fait éclater en trois groupes. Le statu quo, en revanche, lui évite d’engager de nouvelles et difficiles négociations.
Jakubo vite dit Alain Jakubowicz a parlé trop vite. Depuis les révélations sur l’affaire Abreu, l’avocat de Jean-Michel Aulas est monté au créneau, notamment le 17 juin dernier dans les colonnes
du Progrès, pour défendre l’ancien patron de l’OL. Deux jours plus tard, il retweetait un article de
Tribune de Lyon annonçant que Véronique Sarselli allait multiplier par quatre son indemnité de présidente du Sytral, en commentant : «
Vous avez dit faute morale ? @grandlyon »
. Ironie de l’histoire, le mercredi 24 juin avait lieu le premier conseil d’administration de la présidence de Véronique Sarselli. Jean-Michel y était bien présent et a voté… pour l’augmentation des indemnités de la présidente.