Chaque semaine, Hugo Bachelet et Romain Zanol vous donnent rendez-vous pour des enquêtes, des infos exclusives et des entretiens dédiés à la scène politique lyonnaise. Cet épisode est inclus dans un abonnement à prix libre, nous vous invitons à nous soutenir pour que notre travail puisse continuer à faire vivre le débat démocratique. Au menu cette semaine : Jean-Michel Aulas actif sur X, et le Modem qui prend ses distances avec Grand Cœur lyonnais. L’enquête politique de la semaine : Spartacus, le parti de Francis Lalanne, a mis le siège du parti à la disposition d’Égalité et Réconciliation, association antisémite créée par Alain Soral, afin d’organiser des conférences et de vendre Mein Kampf, le livre d’Adolf Hitler.

Jean-Michel Aulas sur une route à double sens ?
Toujours très actif sur X, Jean-Michel Aulas a jugé bon de répondre à un post de Lyon Mag citant Valentin Lungenstrass, adjoint à la mairie de Lyon. Dans une interview, l’élu écologiste a taclé Pierre Oliver (Cœur lyonnais) en rappelant qu’une « vidéo ne fait pas une feuille de route politique ». Visiblement pressé de défendre son allié Les Républicains, l’ancien président de l’OL a dégainé son clavier : « C’est mieux que de ne pas avoir de route sécurisée et embouteillée, ce qui est le cas de Lyon en ce moment. »
Une réponse qui a fait sourire l’actuel 2e adjoint de la Ville de Lyon : « Il est à côté de la plaque. Et sur la question des routes sécurisées, pas sûr qu’il soit la meilleure personne pour en parler, car les usagers les plus vulnérables sont les piétons et les cyclistes », glisse Valentin Lungenstrass à L’Arrière-Cour.
Le Modem fait presque bande à part
La semaine dernière, le groupe Grand Cœur lyonnais a montré ses premières fragilités. En effet, quatre élus Modem ont claqué la porte du groupe majoritaire : Cyrille Isaac-Sibille, Fouziya Bouzerda, Estelle Jellad et Carine Frappa-Rousse. Accompagnés de Didier Vullierme (sans étiquette), ils forment désormais leur propre groupe, « Rhône et Saône ».
Certains se sont étonnés de voir Blandine Brocard, elle aussi élue Modem, rester dans les rangs de Grand Cœur lyonnais. « Sur le fond comme sur la forme, je ne vois pas la raison de créer un groupe », indique à L'Arrière-Cour celle qui est aussi députée de la 5e circonscription du Rhône. « J’aime l’idée transpartisane de Grand Cœur lyonnais. Se refermer sur une étiquette, c’est dommage. »
Grand Cœur lyonnais sur tous les terrains
Toujours fervent supporter de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas continue de suivre les résultats du club qu’il a dirigé. Mieux encore, le 1er vice-président de la Métropole réussit à corréler les dernières victoires de l’OL à celle de Grand Cœur lyonnais. Sur X, il félicite ainsi l’OL pour son retour au très haut niveau, qui « insuffle un nouvel élan à toute la ville de Lyon et à sa Métropole, portée par une ambition renouvelée au travers des dernières élections ». De là à dire que l’OL gagne de nouveau depuis que Grand Cœur lyonnais a pris les rênes de la Métropole… Ironique, un élu écologiste l’admet : « J’ai trouvé que la météo est bien meilleure depuis qu’ils ont gagné les élections. » Grand Cœur lyonnais fait donc la pluie et le beau foot.
À Lyon, le siège national de Spartacus, parti sous l’étiquette duquel s’est présenté Francis Lalanne aux dernières élections municipales, a accueilli en 2026 plusieurs conférences organisées par l’association politique d’Alain Soral, Égalité et Réconciliation. Lors d’au moins l’une d’elles, un stand proposait notamment à la vente Mein Kampf, le livre d’Adolf Hitler.