Yannick Jadot se paie AulasLe jeudi 26 février dernier, Yannick Jadot était présent à Lyon pour soutenir les candidats écologistes. Le sénateur n’a pas fait dans la dentelle au moment de parler de Jean-Michel Aulas : «
En regardant le débat, je me suis demandé si Jean-Michel Aulas n’allait pas trouver du gaz de schiste à force de creuser », a-t-il commencé, avant d’assurer qu’à Paris, le fameux méga-tunnel de Fourvière «
fait rire tout le monde, car l’État ne mettra pas un euro dedans ». Yannick Jadot a conclu en espérant que les Lyonnais «
ne confieraient pas les clés du camion à quelqu’un qui va droit dans le mur ». Voilà qui est dit.
Coupé au montageÀ l’occasion du débat entre candidats organisé par BFMTV le 24 février, Jean-Michel Aulas avait révisé ses fiches sur les caméras de vidéosurveillance. « JMA », qui s’était planté sur la question au micro de
France Inter, n’a pas manqué d’aplomb pour prendre à partie Grégory Doucet : «
Savez-vous combien il y a de caméras dans le 4e arrondissement ? » «
Oui, je le sais : il n’y en a pas », a rétorqué l'intéressé.
Une séquence vite partagée sur les réseaux sociaux de Loic Terrenes, candidat de Cœur lyonnais pour la mairie du 4
e arrondissement. «
Tout est dit. Le bilan des écologistes sur la sécurité : 0. Comme le nombre de caméras dans notre arrondissement », a-t-il commenté sur X. Au passage, Loic Terrenes a coupé la deuxième partie de la réponse du maire écologiste. Celui-ci précisait en effet que «
le 4e est l’arrondissement où le taux de délinquance est le plus faible de Lyon [...]
mais je ne dis pas qu’il n’existe pas de problème de sécurité ». Une statistique qui, semble-t-il, ne joue pas en faveur du narratif de Cœur lyonnais.
Juninho sur toutes les lèvresHasard du calendrier, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon étaient tous deux à Lyon le jeudi 26 février. Le premier était venu soutenir Grégory Doucet et Bruno Bernard, le second pour prendre la parole au meeting d’Anaïs Belouassa-Cherifi. Second hasard, l’un comme l’autre ont parlé de Juninho, illustre footballeur de l’Olympique lyonnais… avec leur lot d’imprécisions.
Le sénateur écologiste, visiblement peu au fait du militantisme du Brésilien, est parti dans une tirade reprochant à Jean-Michel Aulas de faire campagne sur le dos d'anciennes stars de l’OL, dont Juninho. Bruno Bernard, présent à ses côtés, s’est empressé de rectifier que «
Juninho est très à gauche ».
Le soir, c’est Jean-Luc Mélenchon qui s’est planté, présentant le Brésilien comme le «
meilleur buteur de l’OL », alors qu’il n’est que 5
e dans le classement. Côté politique, le grand patron de La France insoumise était mieux renseigné, lui qui a fait référence aux prises de position de l’ancien milieu de l’OL contre l’extrême droite. Très engagé, Juninho s’est en effet illustré, entre autres, par sa critique du président brésilien conservateur Jair Bolsonaro, et s’est prononcé en faveur de Lula. Après Karim Benzema et Bafétimbi Gomis, pas sûr que Jean-Michel Aulas réussisse à obtenir le soutien du plus Lyonnais des Brésiliens.
Cœur lyonnais promet 20 millions pour rénover une école… neuveLors de la conférence de presse du 20 février dernier, Cœur lyonnais a annoncé un plan de construction et de réhabilitation des écoles. S’ils ne sont pas entrés dans les détails, le dossier de presse communiqué après le temps d’échange propose un chiffrage du projet. Avec notamment quelque 20 millions d’euros alloués au groupe scolaire Kennedy (8
e arrondissement), une école inaugurée… le 26 février dernier, après 20 millions d'euros investis par la Ville. Une incongruité que n’ont pas manqué de relever certains élus écologistes, dont Yasmine Bouagga, la maire du 1
er arrondissement, qui, moqueuse, saluait un Jean-Michel Aulas «
tellement fort qu’il réalise son programme avant même d’être élu ».
Interrogée par
L’Arrière-Cour, l’équipe de Cœur lyonnais plaide l’incompréhension : «
Seul le programme disponible sur le site fait foi. » Donc, celui qui est… sans chiffrage. Concernant le groupe scolaire Kennedy, sa mention dans le document envoyé à la presse était seulement «
un exemple de ce que cela peut coûter de réhabiliter une école où des travaux importants sur le bâti ont été réalisés ». Une incompréhension qui semble trop grosse pour être vraie.
Seulement séparé du parc de la Tête-d’Or par le cossu boulevard des Belges, le musée Guimet fait peine à voir. Si elle a déjà connu plusieurs vies, la bâtisse, en plein cœur du 6e arrondissement, est tombée dans l'oubli. La mousse s’est accumulée sur les parois, les murs sont défraîchis par le temps, et le filet posé sur le toit pour prévenir des chutes de pierre ajoute à l’air décati de ce bâtiment inauguré en 1879. Depuis la rue, seule une inscription gravée rappelle que le lieu a accueilli le « Muséum d’histoire naturelle » depuis l’acquisition des murs par la Ville en 1909.
Un siècle plus tard, la collection a migré au musée des Confluences. Et Guimet a fermé ses portes en 2007. Le musée refait toutefois parler de lui, période électorale oblige, chaque candidat à la mairie de Lyon ayant un projet pour lui refaire une jeunesse.