Venez rencontrer la rédaction de L’Arrière-Cour !L’Arrière-Cour vous ouvre les portes de sa rédaction le jeudi 26 février prochain. Nous vous invitons à venir rencontrer nos journalistes à partir de 18 h 30, autour d’un verre et d’un moment d’échange. C’est l’occasion de vous raconter les coulisses des enquêtes marquantes de
L’Arrière-Cour et de répondre à vos questions.
L’événement est gratuit, ouvert à tous.tes nos lecteurices sur inscription à ce
lien (les places sont limitées).
La rencontre aura lieu dans nos locaux, au 13, cours Verdun-Gensoul (2
e arrondissement), à deux pas de la gare de Perrache.
Nous avons hâte de vous y voir nombreux et nombreuses !
Jean-Michel Aulas copié à BordeauxÀ Bordeaux, l’économiste Philippe Dessertine brigue la mairie face à l’Écologiste et maire sortant Pierre Hurmic. Dessertine est entré en campagne avec une liste baptisée… « Cœur bordelais » ! Tiens donc. Le logo aussi a un air de déjà-vu. Et devinez comment le candidat appelle la jeunesse qui le soutient ? « Génération Dessertine »
, évidemment. Du suivisme de haut vol ?
Comme le rapportent nos confrères de
Lyon Décideurs, les équipes de communication de Jean-Michel Aulas assurent qu’il s’agit «
d’une initiative personnelle, une imitation pure et simple, qui n’a aucun lien avec nous ». D’après nos confrères toujours, les deux candidats se sont croisés au mois de novembre au Cegid Perspectives
, à Monaco. La communication d’Aulas certifie qu’aucun lien n’existe entre les deux campagnes.
Contactés par
L’Arrière-Cour à propos de cette surprenante ressemblance, ni Philippe Dessertine ni son entourage n’ont répondu à nos questions
. Une vidéo fantômeLe 11 février, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat, tête de liste dans le 1
er arrondissement, honoraient une rencontre autour de l’engagement citoyen, au Palais de la Mutualité à Lyon.
Nos confrères de
Rue89 Lyon, à défaut d’être invités, se sont rendus sur place… et ont été empêchés d’entrer. Les équipes de Cœur lyonnais ont expliqué que cet événement, pourtant public, n’était pas ouvert à la presse et avait vocation, en réalité, à «
fédérer les soutiens autour du candidat ».
Afin que les journalistes en question repartent sans faire d'esclandre, elles leur ont promis qu’une captation vidéo de l'événement leur serait envoyée. Selon nos informations, plus d’une semaine après, toujours aucune trace de ladite vidéo…
Francis Lalanne, le passageLe mouvement Spartacus, fondé par un ancien conseiller régional du RN, Michel Dulac, donnait une conférence de presse le 13 février en présence de Francis Lalanne, dans le 6
e arrondissement de Lyon. Le chanteur a pourtant été déclaré inéligible par le Conseil d'État pour ne pas avoir déposé ses comptes de campagne lorsqu’il était candidat aux élections européennes en 2024.
Si la conférence de presse devait présenter le programme politique du mouvement d’extrême droite, elle a surtout tourné autour de la personne de Francis Lalanne. Celui qui promet que sa non-éligibilité est une «
fake news de l’administration » a enchaîné jeux de mots et calembours, avec plus ou moins de (mauvais) goût. Le chanteur et poète dit avoir une adresse à Lyon mais être «
SDF, pour Sans Difficulté Financière »
. À défaut de dévoiler un programme cohérent, il promet de «
marquer Doucet mais surtout Aulas à la culotte : ça lui plaira ! », croit-il savoir.
Spartacus entre dans l’arèneLe mouvement d’extrême droite Spartacus n’a pas fait illusion quant à son programme. Il joue la carte du «
socialement à gauche, mais de droite sur la sécurité »
. Grand ballet de gratuités, fin des bouchons, «
écologie de terrain et de bon sens »… Lalanne et consorts le promettent : ils iront trouver l’argent là où il a été gaspillé par les élus sortants, «
à l’image de l’étendoir à linge de la place Bellecour, qui a coûté 1 million et demi d’euros sans même qu’il y ait de machines à laver autour ! »
Pour la végétalisation ? «
C’est très simple »
, déroule Yves Duigou, candidat Spartacus pour la mairie du 6
e. «
Nous allons étanchéifier tous les toits plats de Lyon et planter dessus, en faisant attention à ce que le tout ne s'effondre pas ! »
Pour la sécurité aussi, c’est tout un programme : Spartacus veut faire appel à des sociétés privées de sécurité et tripler les effectifs de la police municipale. Une paille ! À titre indicatif, Mohamed Chihi, adjoint à la sécurité de la Ville, a indiqué à
L’Arrière-Cour que le recrutement d’un agent de police municipale coûte environ 50.000 euros par an. Spartacus devrait recruter quelque 620 agents, soit la bagatelle de 31,1 millions d’euros par an supplémentaires. Après tout, peut-être que Spartacus aussi est SDF.
Sandrine Runel s’emballeLors de sa prise de parole pendant l’événement de présentation programmatique de Grégory Doucet, le 16 février, Sandrine Runel a fait preuve d’optimisme. Peut-être trop. Alors qu’elle commençait son discours, elle a déclaré, pleine d’ambition : «
Lorsque nous serons réélus, dans 27 jours… » Problème : dans 27 jours, nous serons seulement au soir du premier tour de l'élection municipale. Une erreur de langage qui a fait rire et réagir le premier rang de l’auditoire, où se trouvait Grégory Doucet. La députée socialiste s’est reprise, toujours dans un élan d’optimisme : «
Il faut viser le premier tour. » Si, à viser la lune, en cas d’échec on atterrit dans les étoiles, à viser la victoire au premier tour, en cas d’échec on atterrit sur les bancs de l’opposition.
Jean-Michel Aulas, incollable ou presqueInvité dans la matinale de France Inter ce mardi 17 février, Jean-Michel Aulas n’avait pas révisé ses classiques. Interrogé par Benjamin Duhamel sur le coût d’un abonnement TCL mensuel, l’ancien président de l’OL a répondu, avec aplomb, qu’il est «
de l’ordre de 50 euros ». Perdu : la bonne réponse était 74,10 euros. Lorsque le journaliste lui fait remarquer son erreur, « JMA », pas fâché avec la mauvaise foi, lâche : «
Oui, c’est ça, de l’ordre de 50 euros, car il y a un certain nombre de réductions. » Relancé cette fois sur le prix unitaire du ticket, Jean-Michel Aulas s’est risqué à répondre «
1,80 euro ». Faux encore, la bonne réponse étant 2,10 euros… Décidément, quand ça ne veut pas.
Jean-Michel Aulas approximatif sur France InterToujours sur France Inter, alors qu’il est interrogé sur la mort de Quentin Deranque, Jean-Michel Aulas s’est fait catégorique : «
Dans le contexte actuel, il faut un certain nombre de caméras supplémentaires » à Lyon. Critique vis-à-vis du bilan du maire sortant Grégory Doucet, la tête de liste Cœur lyonnais avance des chiffres : «
Je crois que le maire de Lyon annonce aujourd’hui 290 ou 300 caméras.
Nous, on estime qu’il en faudrait 600 à la fin du mandat. »
Seulement voilà : selon Mohamed Chihi, actuel adjoint à la sécurité, la ville de Lyon compte actuellement «
571 caméras fixes, auxquelles viendront s’ajouter 62 caméras supplémentaires d’ici à la fin du mandat, ainsi que 30 caméras nomades », précise-t-il à
L’Arrière-Cour. En cas d’élection, Jean-Michel Aulas devrait donc récupérer une ville pourvue de 663 caméras… Toujours insuffisant selon lui, puisqu’il a annoncé, lors de sa conférence de presse du 20 février, l’ajout de 600 nouvelles caméras durant son mandat. Souriez, vous serez filmés.
Ce vendredi 20 février, dans leur local de campagne, Jean-Michel Aulas et Cœur lyonnais ont dévoilé leur programme électoral. Aulas et consorts ont ainsi précisé les contours de leur projet politique, et l’ancien président de l’OL s’est prêté à un jeu de questions-réponses avec la presse, qu’il a, pour une fois, daigné inviter au complet.
Très visibles dans les médias et sur les réseaux sociaux depuis le début de la campagne, Laure Cédat, Pierre Oliver et les autres têtes de liste sont toutefois restés sagement dans un coin de la pièce. À leur place, ce sont les secrétaires généraux, les experts de l’ombre ayant élaboré le programme, qui ont présenté les mesures. Parmi eux : Bruno Lartigue (directeur des relations institutionnelles chez GL Events), Éric Lafond (candidat aux municipales de Lyon en 2008 avec le Modem), Catherine Voisin-Moulinier (enseignante à l’ISFA), Nicolas Millet (ex-directeur du développement industriel au sein de la CCI Lyon Métropole) et Régis Favier (manager chez Orange).
Tour à tour, ils ont égrené les propositions autour des grands axes que sont la sécurité, le sport, la culture, l’éducation, la santé, l’économie, la transition écologique, le logement, la jeunesse, les mobilités et la gouvernance. Surprise : certaines promesses avec lesquelles le candidat fait campagne depuis septembre manquaient à l’appel.