Les Grandes Locos : un nouveau chapitre dans l’histoire culturelle de Lyon

Les Grandes Locos, le nouveau lieu d’accueil des festivals lyonnais, ouvre pour la première fois ses portes au public ce mois-ci à l’occasion des Nuits sonores. L’ancienne friche industrielle est destinée à devenir un véritable quartier de ville. Un reportage signé et illustré par Maxime H. Januel.

Du 7 au 12 mai, l’édition 2024 des Nuits sonores battra son plein à Lyon. Dans des lieux connus… mais pas seulement. Cette année, en effet, la majeure partie du festival se tiendra au sein d’une friche industrielle de 20 hectares qui héberge d’anciens ateliers : Les Grandes Locos. Ce nouveau site connaîtra par la même occasion sa première ouverture au public le 8 mai.

« Je vois quatre espaces scéniques avec des scénographies bien distinctes, offrant beaucoup d’espace pour profiter des ambiances variées, ainsi que des zones de repos acoustique et de confort », détaille Julien Lauzun, directeur de production des Nuits sonores. Il prévoit aussi d’accueillir les grands événements culturels lyonnais, tels que le Lyon Street Food Festival cet été, ainsi que la Biennale d’art contemporain en fin d’année.

L’ancien site d’accueil, les usines Fagor-Brandt – fermées sur décision de Bruno Bernard, président de la Métropole –, est désormais consacré à l’entretien des tramways. « La dimension [des Grandes Locos], son histoire, sa situation stratégique dans ce quartier en profonde mutation, très facilement accessible en transport en commun, en font un site exceptionnel pour le rayonnement de nos grands événements, doublé d’un terrain de jeu formidable pour les artistes et créateurs qui pourront y déplier tous leurs talents en musique, à travers les arts visuels ou gustatifs », souligne Bruno Bernard.

« C’est un bâtiment qui peut être un peu rude »

Les acteurs culturels n’avaient pas tous vu d’un bon œil ce changement de locaux. Dans une interview à Lyon Mag en 2022, Isabelle Bertelotti, directrice de la Biennale d’art contemporain, avait fait part de ses inquiétudes à propos des Grandes Locos. Elle craignait ainsi que le site ne soit pas prêt à temps, et que la surface ne soit pas en mesure d’accueillir sa biennale en 2024.

Pendant les travaux qui ont duré deux ans, les craintes premières des organisateurs se sont toutefois dissipées… tandis que d’autres apparaissaient. Après avoir visité le site de dimensions dantesques, c

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