Que veulent les nouveaux députés du Rhône ?

Dans la nouvelle Assemblée nationale, chaque député devrait compter comme rarement sous la Ve République. Sur la délégation assez homogène de 12 députés de la majorité présidentielle et 2 Républicains élue en 2017 dans le Rhône, seuls 6 ont été reconduits, plus un qui a changé entre-temps d’étiquette. Le département enverra cette fois un patchwork composé de 7 macronistes, 4 Nupes et 3 LR, pas toujours alignés sur la posture à adopter dans la future Assemblée. Résultats et commentaires recueillis par Julia Blachon, Margaux Courbon et Maxence Depienne, avec Raphaël Ruffier-Fossoul et les infographies de Zia Bazin.

1ère circonscription : les sueurs froides de Rudigoz

Avec seulement 1.351 voix d’avance sur la jeune insoumise Aurélie Gries, Thomas Rudigoz reconnaît qu’il a été « très inquiet » jusqu’à l’annonce des résultats finaux dans une circonscription une nouvelle fois conforme à la dynamique nationale. Comme il l’a confié à ses troupes puis répété à plusieurs médias, il n’a pas fini de s’inquiéter de la « situation nationale », qu’il juge « catastrophique ». Malgré sa défaite, Aurélie Gries est elle aussi venue en préfecture pour saluer « une belle victoire » de la Nupes, qui pourra être « une vraie force d’opposition face à ce gouvernement de casse sociale et de déni démocratique ».

2e circonscription : Hubert Julien-Laferrière a fait le bon choix

Élu en 2017 sous l’étiquette LREM, Hubert Julien-Laferrière retrouve l’Assemblée cette fois avec le soutien de la Nupes. Un changement d’étiquette qui n’est manifestement pas passé « crème », puisque le résultat est resté serré jusqu’au bout de la soirée. Malgré une dynamique nationale largement défavorable, le jeune macroniste Loïc Terrenes n’est pas passé loin de l’exploit et incarne peut-être l’avenir de la formation présidentielle à Lyon. Alors qu’il a promis d’être dans une logique d’opposition « constructive » à l’Assemblée, Hubert Julien-Laferrière se réjouissait d’une « situation politique inédite : c’est la première fois qu’un président n’a pas la majorité à l’Assemblée nationale et c’est une très bonne nouvelle pour la démocratie ». Il espère ainsi obtenir des inflexions sur la politique climatique afin que la France ne reste pas « en distorsion par rapport à ses …

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