Régionales : Andréa Kotarac, un « patriote » avec de la neige sur les bottes ?

Principal rival de Laurent Wauquiez pour la prise de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Andréa Kotarac est l’un des visages choisis par le Rassemblement national pour lisser son image. Mais s’il assure protéger les Français et leurs intérêts, la politique qu’il appliquerait en cas de victoire s’alignerait aussi avec ceux du Kremlin. Une enquête d’Élie Guckert illustrée par Jibé.

La France a peur. Ou en tout cas elle le devrait, à en croire Andréa Kotarac. Dans un long entretien accordé à L’Arrière-Cour (lire ci-après), le jeune candidat de 32 ans, parlant tantôt comme le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, tantôt comme le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, entend alerter sur le péril du « séparatisme » et de « l’islamogauchisme » ou encore du « racialisme de Black Lives Matter ». Son programme ? « Une Région qui protège » et où la sécurité « ne s’arrête pas aux portiques des lycées » installés par Laurent Wauquiez, quitte à y engager des entreprises de sécurité privé pour « mater tous ceux qui mènent la vie dure aux professeurs ».

L’ex-conseiller régional France insoumise a bien senti que le cadrage actuel du débat politique lui est favorable, surtout quand son principal rival utilise lui-même l’argent public pour financer des associations proches de l’extrême droite. « Il y a une actualité forte dans le pays », confirme Andréa Kotarac, soulignant que des généraux en retraite (eux-mêmes proches du RN) auraient tenté de nous prévenir avec une tribune publiée par l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles. « Cette tribune a été balayée comme un texte fasciste et putschiste par l’ensemble de la classe politique française à l’exception de Marine Le Pen », déplore-t-il. Pourtant, la vision d’Andréa Kotarac, contrairement aux apparences, n’est pas tout entière tournée vers la France. Pour le comprendre, il faut prendre des chemins de traverse via Damas, Donetsk ou Belgrade. Destination finale : Moscou.

La Région comme base d’une diplomatie parallèle

« Je me suis formé avec Jean-Luc Mélenchon et je considère que les relations internationales guident les politiques nationales chez nous », professe Andréa Kotarac. En août 2…

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