L’Arrière-Scène #1 : la culture lyonnaise enfin déconfinée ?

Empêtrés depuis mars 2020 entre confinements successifs et fermetures des lieux culturels, les théâtres et compagnies théâtrales peinent à se maintenir à flot. Certains, bien que privés de public, ont préféré continuer leurs activités. L’annonce d’un déconfinement prochain et une réouverture le 19 mai ravive néanmoins les espoirs : Nuits de Fourvière, Lyon BD, Biennale de la danse, Fête de la musique et autres Quais du polar devraient voir affluer de nombreux publics.

C’est dans le cadre de cette « libération » de la culture que L’Arrière-Scène voit le jour. Son objectif ? Suivre l’actualité culturelle lyonnaise, en observant ses hauts et ses bas et en prenant son pouls. Trois semaines après s’être installée au poste d’adjointe au maire de Lyon déléguée à la culture, Nathalie Perrin-Gilbert a dû prendre des mesures et débloquer des fonds à destination des acteurs culturels. Elle revient pour nous sur la gestion de la crise sanitaire depuis un an, à l’aune d’un possible re-re-déconfinement.

Nous avons également rencontré le milieu théâtral lyonnais, qui n’a pas échappé à une crise sanitaire doublée d’une grave crise culturelle. Interview et enquête de Guillaume Bouvy et Anaïs Gningue, avec une illustration de Jibé.

Iels

Nathalie Perrin-Gilbert : « Nous n’avons pas choisi à qui les subventions s’adressaient »

L’Arrière-Cour : Comment la Ville de Lyon a-t-elle accompagné les acteurs culturels pour traverser la crise du Covid depuis votre élection, voici bientôt un an ?
Nathalie Perrin-Gilbert :
La Ville a débloqué un fonds d’urgence de 4 millions d’euros le 30 juillet 2020, dont 3 millions ont été utilisés. Les deux secteurs les plus touchés étaient le spectacle vivant et la musique actuelle, mais il ne faudrait pas oublier le cirque, l’événementiel, les médias et les actions culturelles. Les structures avaient jusqu’au 10 septembre pour introduire une demande d’aide. Nous n’avons pas choisi à qui les subventions s’adressaient, nous n’avons pas fait de distinction entre le privé, l’associatif et le public : nous sommes partis du principe que nous devions soutenir la culture face à l’urgence économique. Nous avons fait le choix de ne pas contacter les structures et artistes directement, ce qui aurait été orienté.

Combien d’artistes ont pu bénéficier des aides de la Ville ?
Un bénéfic…

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