« iels » – une édition spéciale de L’Arrière-Cour

Chers lecteurs, chères lectrices, voici iels*, une édition spéciale de L’Arrière-Cour dédiée aux discriminations et qui a vocation à devenir récurrente. Ce premier numéro aborde notamment l’égalité femmes-hommes, le fait d’être allié.e et l’arrivée possible pour la première fois d’une femme, Audrey Hénocque, au poste de première adjointe de la Ville de Lyon. Il est signé Julie Hainaut, en collaboration avec Ophélie Gimbert-Dugué et Raphaël Ruffier-Fossoul, et illustré par Sandrine Deloffre.
P.S. : réfractaires à l’écriture inclusive, ne prenez pas peur, il y a un sens à tout ça, promis.

Être allié.e

C’est pourtant écrit noir sur blanc : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »**. Le principe d’égalité est un principe fondamental en démocratie et, spoiler, la France est une démocratie. Or, entre les mots et la réalité, les paroles et les actes, l’égalité en droit et l’égalité réelle, il y a souvent un gouffre. Les discriminations persistent. Les manifestations contre les discriminations, pour l’égalité, pour la justice, et donc pour l’application de la loi, s’intensifient. Et avec elles, les amalgames.

« Il n’y a pas de violences policières », nous affirmait Étienne Blanc lors d’une interview en février dernier. Alors candidat LR au premier tour des élections municipales, avec qui Gérard Collomb et Yann Cucherat (ex-LREM) se sont récemment alliés, il affirmait condamner les violences de « la rue ». « Celles des gilets jaunes, celles de la CGT quand elle envahit le bâtiment d’une société, qu’elle balance des ordis par les fenêtres, celles des black blocs », avait-il précisé. « Les policiers, les CRS, les gendarmes sont là pour faire en sorte qu’il y ait un mode d’expression pacifiste dans la rue. (…) Il y a énormément de plaintes, et peu sont suivies d’effets. On considère dans la majorité des cas que l’utilisation de la force est parfaitement légitime. » Et les violences faites aux femmes aussi, soulignant très sérieusement que « la femme est victime parce que, sur le plan physique, elle est parfois en situation d’infériorité par rapport à un homme plus costaud et plus fort ». Dans le même temps, il comparait le féminisme au trotskisme : « C’est la destruction d’une société et parfois même d’une civilisation***. »

Le 12 mai dernier, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, rendait un avis dénonçant des violences policières « discriminatoires systémiques ». Dans le même temps, Arte et Médiapart révélaient des conversations racistes et sexistes de policiers (émaillé…

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