Métropole de Lyon : pourquoi David Kimelfeld peut encore y croire

Malmené dans les sondages, David Kimelfeld paraissait pourtant le mieux placé en début de campagne pour capitaliser sur l’aspiration majoritaire des électeurs à tourner la page Gérard Collomb. Il mise sur un réseau d’élus sortants sans pareil, et un projet mûrement construit, pour revenir dans la course durant le « money time ». Pendant une heure, il a accepté de répondre aux questions de L’Arrière-Cour pour le deuxième long format vidéo de notre série sur les élections métropolitaines des 15 et 22 mars prochains.

Il y a six mois encore, David Kimelfeld faisait figure d’incontournable. Aujourd’hui, il serait presque devenu l’infréquentable. « Il n’a pas d’espace politique », conclut froidement le candidat écologiste à la Métropole, Bruno Bernard, qui n’imagine pas pour l’instant s’allier avec lui. « Pas d’alliance avec des représentants de LREM, officiels ou officieux », prévient de son côté Renaud Payre, celui de la Gauche unie (PS, PC, PRG, Génération.s, Place publique). Maire du 4e arrondissement et président en poste de la Métropole, David Kimelfeld n’imagine pourtant aucune autre alliance qu’avec eux deux. Gérard Collomb a beau continuer à « tendre la main, même si nous commençons à avoir des crampes », comme le confie un de ses proches collaborateurs, son ancien dauphin ne la saisira pas. Il y a désormais « trop de lignes de fractures » entre eux. Mais la grande alliance qu’il imagine « du centre droit aux écologistes et à la gauche » peine à prendre forme.Les premiers meetings avaient pourtant fait naître beaucoup d’espoir dans le camp Kimelfeld. L’apéro-meeting de l’école Émile-Cohl en octobre, trois jours après la désignation officielle de Gérard Collomb comme candidat officiel de LREM, avait impressionné en rassemblant un bon millier de personnes, et un aréopage impressionnant d’élus et de collaborateurs d’élus décidés à tourner la page Gérard Collomb. Les sondages qui se suivent et se ressemblent depuis ont un peu douché l’enthousiasme : Gérard Collomb et Bruno Bernard font la course en tête pour le scrutin métropolitain, tandis que lui se dispute la 3e place avec le candidat LR François-Noël Buffet.

« Contrairement à Collomb, je ne suis pas fasciné par les entreprises, je les connais »

La tentation est grande de proclamer que la messe est dite et que la bataille finale se jouera entre les écologistes et Gérard Collomb. David Kimelfeld a pourtant encore quelques bonnes raisons d’y croire. Il n’a pas tout à fait tort de penser que les électeurs commencent à peine à s’intéresser réellement au scruti…

L'arrière-cour est un média gratuit par mail
Pour lire l'article, il vous suffit d'entrer votre adresse email.
En soumettant votre adresse mail, vous recevrez l'article en question, vous serez également abonné aux articles de l'arrière-cour. Conformément à la RGPD, nous ne communiquerons pas votre adresse mail à des tiers et vous pouvez vous désabonner à tout instant.
Partager sur les réseaux sociaux