L’Arrière-Cuisine #5 : Boris, « l’autre Tavernier » qui développe le bien-manger dans les quartiers populaires

Ce mois-ci, L’Arrière-Cuisine se promène à Lyon avec celui que ses amis surnomment non sans malice « l’autre Tavernier ». Il ne partage aucun chromosome avec Bertrand, lui qui a grandi dans le Pas-de-Calais. Derrière son regard pétillant, Boris Tavernier est à la fois impressionnant et accessible. Il a fondé le restaurant De l’autre côté du pont et la première AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) lyonnaise, Alpage. Son association, VRAC (Vers un réseau d’achat en commun), est lauréate du plan de relance annoncé par Olivier Véran voici quelques jours.

Boris Tavernier est à l’origine d’un livre que nous vous recommandons vivement, Ensemble pour mieux se nourrir, publié ce mois-ci chez Actes Sud. Pour ce faire, il a fait appel à Alexis Jenni (écrivain, prix Goncourt en 2011 pour L’Art français de la guerre chez Gallimard) et Frédéric Denhez (ingénieur écologue de formation, chroniqueur et auteur de nombreux livres sur l’alimentation) pour réaliser un tour de France des initiatives qui permettent « un accès digne à une alimentation de qualité pour tous », selon la formule du Secours catholique.

Rencontre et balade avec le savoureux Boris, « l’autre Tavernier ».

Esther Schlegel
Photo © Anthony Micallef (Secours catholique)

L'arrière-Cuisine

Balade à Lyon avec Boris Tavernier

La Guill’

La promenade commence forcément à la Guillotière. Arrivé à Lyon en 2001, Boris Tavernier a choisi cet arrondissement pour prendre ses quartiers. Avec deux copains, il monte De l’autre côté du pont, l’emblématique bar et salle de spectacle qui propose un plat du jour à base de produits locaux du cours Gambetta. « Le quartier était assez moribond, quoique déjà culturel. On a monté une Scop et il nous a fallu un an pour remplacer tous les produits par du bio et du local, ce que tu fais aujourd’hui en huit jours ! On avait aussi Contresens, une association agriculturelle qui assurait des services de traiteur pour des festivals. Pas cuistots de métier, on avait monté un resto clandestin – c’est de saison ! – dans notre coloc’ et on faisait parfois 30 couverts dans le salon avec un menu entrée/plat/dessert à 3,50 €, imbattable ! Nous avons également créé la première AMAP lyonnaise : Alpage (aujourd’hui à la Ma…

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